Mark Seinberg, le geek du poker

Mark Seinberg est un pur produit de la Silicone Valley à l’heure ou naissait les startup dans les garages de Sacramento. Etudiant à l’UCLA en électronique et travaillant le soir et les weekends chez Hewlett Packard pour payer ses études, l’entreprise la plus innovante de Californie, il se passionnait pour tous les nouveaux calculateurs qui faisaient leur apparition dans cette fin des années 70. Sa passion pour les mathématiques et les statistiques l’avait naturellement conduit à s’intéresser à jouer au poker auquel il jouait assidûment entre les cours avec ses camarades d’université. Il avait développé une stratégie assez élaborée pour l’époque se basant sur les cycles en étudiant la variance d’une série de sessions.

Comme beaucoup, il cherchait le graal des aventuriers du poker, voulant trouver avant les autres la méthode absolue pouvant le faire gagner statistiquement plus que les autres. Ses calculs, pour être fiables, devaient se porter sur des centaines de milliers de mains et de sessions et faire ce travail lui aurait demandé des années. Certes il existait de gros calculateur à cartes perforées dans les universités, les administrations ou l’armée, mais il n’avait aucun moyen d’y accéder. C’est alors qu’à cette époque, dans les locaux de HP, il allait croiser un personnage barbu atypique qui, sans le vouloir, lui donnerait les moyens techniques de réaliser son rêve.

En effet, travaillait quelques locaux plus loin, pour peu de temps encore, le créateur du futur Apple I. Mark fut ainsi, grâce à la connaissance des projets de ce dernier qu’il ne tenait nullement secret, l’un des premier à acquérir le précieux ordinateur, qui n’était à l’époque qu’une carte électronique. En branchant un écran et un clavier, il pu commencer à programmer ses calculs, mais c’est grâce à l’Apple II, deux ans plus tard, qu’il fut enfin capable d’élaborer une stratégie digne de ce nom pour le poker et plus particulièrement le Texas Hold’em, mais aussi quelques autres jeux de poker (http://www.pokerstars.fr/poker/games/).

Après avoir testé avec succès son programme auprès des ses camarades de chambré, il le perfectionna et attendit sagement d’être diplômé pour s’octroyer quelques semaines sabbatiques à Las Vegas et ainsi tester ses calculs. Son Apple II dans la voiture branchée sur batterie ou le soir dans un motel, il saisissait les données cumulées des partis suivies dans les cercles des casinos du Strip. Trois fois par semaine, il s’aventurait sur les partis de cash game pour en tirer un substantiel bénéfice. Ses allers et retours vers son ordinateur étaient devenus suspicieux aux yeux de certains gardes zélés. Au bout de deux mois, mais quelques dollars de plus en poche, il se fit interdire de casino. Les managers ne pouvaient rien contre lui et sa technique, mais ils pouvaient au moins l’interdire d’entrer. Mark continua à jouer pour le plaisir, mais son plus gros gain, il le fit il y a quelques petites années, en revendant son Apple I plusieurs dizaines de millier de dollars, qu’il avait toujours précieusement conservé comme une pièce de musée qu’il était devenu.


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L’APF s’affiche dans le métro

L’Association des Paralysés de France profite des Jeux Paralympiques pour offrir une campagne de com impactante sur les stations de métro. Des slogans ont été placardés sur plusieurs stations (Invalides, Rome, Olympiades), montrant à quel point il était difficile pour les personnes handicapées d’accéder aux moyens de transports comme le métro. Sauf que l’APF n’est pas l’instigateur de cette campagne de communication (malgré que son nom apparaisse sur les affiches), il s’agit en réalité d’un site internet regroupant divers artistes parisiens, AGD MAG. Il est à l’origine du concept et de la diffusion de ces messages. Quoiqu’il en soit, le message est passé et c’est bien là l’essentiel. Plus d’infos sur vivrefm.com !